Son utilisation supposée

Publié le jeudi 1 octobre 2009 · Mis à jour le lundi 5 octobre 2009
Le disque doit être lu à partir de Thôth, dieu lunaire et premier mois du calendrier égyptien, qui commence à la date de notre 28 août (du 29 pour les années bissextiles).
Ces équivalences ne prennent pas en compte les 5 jours supplémentaires « épagomènes » (au nombre de 6 les années bissextiles, depuis la réforme julienne). De plus, la coïncidence entre les mois romains et les mois égyptiens est obtenue de manière assez approximative.

On pense en effet que le disque était un des éléments qui servait à établir la carte du ciel, appelée à l'époque horoscope, au moment de la naissance, lors de la consultation ou ultérieurement, afin de prédire l'avenir.

Grâce à l'étude d'un horoscope dit de « Tryphon », daté de la période du règne de Tibère, en 14-37 de notre ère, une première hypothèse de l'utilisation de cet objet peut être proposée.
L'astrologue posait sa carte du ciel (sur papyrus ou tablette en bois), avec le plan de l'écliptique médian, sur lequel il installait des signes (par exemple Taureau et Sagittaire). Il calculait ensuite le sommet de la voûte, l'hypogée, et déterminait la position des planètes en gardant la feuille de papyrus ou la tablette de bois devant lui. Faisant pivoter le disque, il écrivait à 180° les noms des signes du Zodiaque.
L'astrologue de Tryphon utilisait très certainement un disque semblable à celui qui a été mis au jour à Chevroches, grâce auquel il reporte les données du jour pour établir l'horoscope de son client.

Cet objet semble, pour l'heure, unique dans le monde Romain...