Moyen Âge
Traitement des morts

À l'époque mérovingienne, la nécropole est implantée à l'écart de l'habitat. La tombe est alors considérée comme une image représentative de la place tenue par le défunt dans la société. L'individu est donc inhumé avec un mobilier caractéristique (habillement, armes…). Les tombes sont organisées en rangées régulières, orientées est-ouest. Les individus sont inhumés sur le dos, en pleine terre mais le plus souvent dans un caisson de pierre, un sarcophage ou un coffrage en bois.

Dès le VIIe siècle, on assiste à la raréfaction progressive des dépôts de mobilier funéraire, et à leur disparition autour du milieu du VIIIe siècle, une conséquence indirecte des progrès de la christianisation.

Le rapport entre les morts et les vivants évolue durant tout le haut Moyen Âge. Aux temps carolingiens, on ne cherche plus à exclure les défunts. Au contraire, à l'exception de petits groupes encore inhumés dans ou à proximité des habitats, les tombes se concentrent désormais autour des églises, c'est l'évolution vers le « cimetière médiéval ». La tradition antique de séparer le monde des morts de celui des vivants est progressivement abandonnée.

Pour en savoir plus, consultez le multimédia "Idées reçues sur le Moyen Âge".
Isabelle Catteddu