Conseils pour la rédaction des bibliographies

Publié le vendredi 5 juillet 2013 · Mis à jour le lundi 10 février 2014

Nécessité de la normalisation

La normalisation des références bibliographiques est une nécessité. Elle doit conduire le lecteur, quelle que soit sa nationalité, à l’identification exacte et à la consultation des œuvres comme à l’identification sans ambiguïté de leurs auteurs elle doit faciliter le cheminement au sein des catalogues et des bases de données des bibliothèques ou des librairies.

Nous l’avons dit, il existe des normes de l’Afnor propres à la rédaction des références bibliographiques et, parallèlement, des usages variables d’une discipline à l’autre. Précisons que ces usages se sont développés à la fois par ignorance des normes mais encore parce que celles de l’Afnor, limitées à des exemples simples, ne permettaient pas de traiter tous les cas.

Généralement, ce sont les éditeurs qui veillent à ce que les normes ou usages qu’ils ont adoptés soient correctement appliqués par les auteurs devenant ainsi « bibliographes d’occasion », en leur remettant des recommandations bibliographiques lorsque leur manuscrit est accepté.

Si dans le détail de rédaction des références (ponctuation notamment) on constate des usages différents, l’esprit reste le même : outil au service du lecteur, chaque référence doit comprendre les éléments permettant l’identification, la recherche, la consultation voire l’achat.

Types de références

Celles d’une œuvre complète :
un ouvrage, une tomaison, un numéro de revue, une série...; dans ce cas, les éléments de rédaction bibliographique sont à chercher dans l’ouvrage lors de sa consultation et d’abord sur sa « page de titre ». C’est elle qui, par convention, fait prioritairement référence. Si des éléments indispensables y sont manquants, on les cherchera dans un deuxième temps sur la couverture (y compris sur le dos).

Celles d’un extrait d’une œuvre :
Un passage, un chapitre, une notice, un article, une figure... ; ici, les éléments de rédaction bibliographique sont d’abord à trouver dans les rubriques titre et signature et dans le système de repérage (numérotation, pagination) de l’œuvre-hôte; cette dernière devant également être identifiée dans la référence bibliographique car il est bien rare qu’un fichier de bibliothèque aille jusqu’au recensement des articles contenus dans une revue ou des notices d’un catalogue d’exposition.

Références d’une oeuvre ou d’un extrait d’une oeuvre

Les éléments indispensables pour la rédaction d’une référence bibliographique d’une œuvre sont :
  • Auteur(s) de l’œuvre (nom, prénom)
  • Titre et sous-titre de l’œuvre
  • Lieu d’édition et mention de l’éditeur commercial
  • Année d’édition
  • Mention de la collection
  • Caractéristiques physiques
Et les éléments indispensables à retenir pour la rédaction d’une référence bibliographique d’un extrait d’une œuvre sont, s’il s’agit d’une contribution dans une monographie :
  • Auteur(s) de l’extrait
  • Titre et sous-titre de l’extrait
  • Auteur(s) de l’œuvre-hôte (souvent un « dir. »)
  • Titre et sous-titre de l’œuvre-hôte (indiquer ici les mentions propres aux colloques, titre, lieu, date…)
  • Lieu d’édition et mention de l’éditeur de l’œuvre-hôte
  • Année d’édition de l’œuvre-hôte
  • Mention de la collection de l’œuvre-hôte
  • Repérage au sein de l’œuvre-hôte
Et s’il s’agit d’un article dans un périodique :
  • Auteur(s) de l’article
  • Titre de l’article
  • Titre du périodique
  • Numérotation, année du périodique
  • Repérage au sein du périodique

Contact

Gilles Bellan
Direction scientifique et technique, Inrap
Service mobilier et documentation archéologiques
Tél. 01 40 08 80 37
gilles.bellan@inrap.fr