Amphithéâtre antique

Restitution des deux premiers états de l'amphithéâtre (au Ier puis au IIe siècle). Elle souligne le type massif où la maçonnerie était réservée aux murs de ceinture et aux vomitoires ; le reste était constitué de terre, soit naturelle (la montille), soit rapportée en remblai. Aucune trace de gradins n'a été détectée. Les spectateurs se tenaient probablement sur des gradins de bois ou sur la pente de terre aménagée. © Restitution Jacques Seigne et Thierry Morin, LAT
Restitution des deux premiers états de l'amphithéâtre (au Ier puis au IIe siècle). Elle souligne le type massif où la maçonnerie était réservée aux murs de ceinture et aux vomitoires ; le reste était constitué de terre, soit naturelle (la montille), soit rapportée en remblai. Aucune trace de gradins n'a été détectée. Les spectateurs se tenaient probablement sur des gradins de bois ou sur la pente de terre aménagée. © Restitution Jacques Seigne et Thierry Morin, LAT

Description

Les nouvelles connaissances sur l'amphithéâtre résultent de relevés systématiques effectués ces dernières années dans des caves et dans les murs de maisons où ses structures restent apparentes, grâce à l'obligeance des habitants.

Résultats

Un édifice, plusieurs usages
L'amphithéâtre antique de Caesarodunum présente la particularité d'être de type « massif » : les deux ceintures, de l'arène et de la façade de l'édifice, les couloirs (vomitoires) et les escaliers sont les seuls éléments en maçonnerie, tandis que tout le reste est rempli de terre. Il n'y avait pas de gradins en pierre.
Des sondages géologiques récents ont établi que les constructeurs avaient tiré parti d'un relief naturel, une «montille», et apporté des remblais pour former le partie de l'amphithéâtre réservée aux spectateurs. Cette particularité explique deux phénomènes apparemment contradictoires, sensibles sur les plans anciens ou les photographies : l'architecture de l'amphithéâtre de Tours est presque invisible, faute de vestiges conservés, alors que sa forme est très bien préservée dans le parcellaire car on a renoncé a déblayer les milliers de tonnes de terre accumulés et que l'implantation des maisons médiévales et modernes des chanoines de la cathédrale s'est adaptée aux infrastructures enfouies, comme par exemple les couloirs.
L'amphithéâtre a connu deux états architecturaux en tant qu'édifice de spectacle : mis en chantier dans la seconde moitié du Ier siècle, il est agrandi un siècle plus tard.
Dans la seconde moitié du IIIe siècle, il est transformé en bastion entouré d'un fossé.
Au IVe siècle il sert d'appui à la construction de l'enceinte urbaine dont il a guidé le plan, puis il est transformé en porte de ville.
  • L’amphithéâtre du Ier siècle agrandi au IIe siècle.

    © Restitution et animation Jacques Seigne et Thierry Morin, LAT