Âge du Bronze et âge du Fer
Subsistance, économie, commerce

La subsistance des populations protohistoriques repose sur une économie vivrière dont les bases ont été largement fondées durant le Néolithique. L'élevage (bovins, ovins, caprins, porcins) et l'agriculture (blés, orges, millet, avoine, divers légumes et fruits) satisfont dès l'âge du Bronze l'essentiel des besoins alimentaires, les activités de prédation (cueillette, chasse, pêche) n'assurant qu'un complément nutritionnel marginal. Peu d'évolutions majeures sont à noter, durant la période, concernant les techniques culturales (introduction de l'araire en fer à l'âge du Fer) ou l'introduction d'espèces et de variétés nouvelles (olivier et vigne dans le midi à l'âge du Fer).

L'avènement de la métallurgie remodèle profondément les courants commerciaux : l'âge du Bronze voit la prospérité des régions riches en gisements de cuivre et d'étain (Bretagne et façade atlantique, Alpes…). L'âge du Fer est marqué par le rapide basculement dans l'orbite, commerciale et culturelle, du monde méditerranéen : biens de prestige (vaisselle de luxe, objets en bronze) et vin sont acheminés depuis les ports méditerranéens ou par les cols alpins à travers la Gaule, par voie fluviale ou transport terrestre le long des grandes pénétrantes : vallées du Rhône, de la Saône, du Doubs, de la Loire, de la Garonne…
Pierre Jacquet