Périodes moderne et contemporaine
Occupations, habitats, logements

Au début de la période moderne, plus de 90 % de la population française réside dans les campagnes ; l'économie est alors essentiellement rurale. Les progrès de l'industrie durant l'époque contemporaine vont modifier cette répartition en attirant progressivement la population dans les villes, provoquant ainsi l'apparition de nouvelles formes d'habitats, telles que les quartiers ouvriers. Toutefois, il faudra attendre 1930 pour que la population urbaine devienne plus nombreuse que la population rurale.

Outre l'intérêt de l'étude de types particuliers d'occupation – les habitats dits de prestige ou l'architecture militaire – les fouilles d'exploitations agricoles abandonnées révèlent l'ancienneté de leur implantation. Les recherches archéologiques, effectuées lors de la réalisation de grands tracés (autoroutes, lignes à grande vitesse), montrent aussi l'existence de spécificités régionales qui entraînent, selon les lieux et les époques, des évolutions différentes.

De même, l'étude archéologique de certains îlots urbains est souvent l'ultime occasion d'étudier et de restituer l'évolution des conditions d'usage de certains espaces bâtis avant une destruction rendue irréversible par le renouvellement des tissus urbains actuels.

Pour les périodes moderne et contemporaine, il est par ailleurs fréquent que la totalité ou une partie non négligeable des élévations des habitats soit encore existante au moment de l'intervention, ce qui permet la mise en œuvre d'une approche spécifique : l'archéologie du bâti.
 
Didier Dubant