Synthèse par thèmes

Funéraire

Néolithique

Les sépultures découvertes sur la colline de Rosemont, dans un abri sous roche dominant la vallée du Doubs, sont incontestablement les plus anciennes de la région bisontine. Deux squelettes en position contractée y étaient accompagnés d’une parure de perles en jadéite et d’une hache en roche verte du Néolithique.

Âge du Fer

Pour la période du second âge du Fer, une sépulture isolée et deux petites nécropoles sont répertoriées à Besançon : la première au cœur du méandre (près du square Castan) et les secondes aux environs, à Beure et sur les pentes de la colline de Bregille (les Vareilles, IVe siècle avant notre ère).  

Durant l’occupation de l’oppidum gaulois (IIe-Ier siècles avant notre ère), une nécropole à incinération était implantée en marge de la ville mais à l’intérieur du méandre, dans un secteur marécageux. La présence d’objets votifs laisse supposer l’existence d’un sanctuaire. Contrairement à l’usage dominant pour la période, à savoir la crémation, une petite nécropole découverte récemment dans la boucle sur le site des Remparts dérasés, entre la rivière et le murus gallicus, à proximité de la poterne embarcadère, a abrité les inhumations d’une trentaine d’adultes et d’enfants. Certains corps étaient recouverts par ou disposés sur des bardeaux de chêne.  
Sépulture gauloise datée entre 80 et 58 avant notre ère. Vingt-six inhumations ont été mises au jour au pied du murus gallicus, à proximité d’une ouverture pratiquée dans le mur. Le corps de ce défunt a été recouvert de bardeaux de chêne. Les lames de bois, épaisses de 3 mm à l’origine pour une longueur de 80 cm, étaient obtenues par refendage. La sépulture a été restaurée par l’atelier ARC-Nucléart de Grenoble. Fouille L. Vaxelaire, Afan.
© Ph. Haut, Inrap

Antiquité

Les nécropoles (comprenant à la fois des incinérations et des inhumations) sont rejetées en périphérie de la ville : à l’intérieur de la boucle du Doubs, en limite de marécages (sous l’actuelle faculté de médecine, ancien arsenal) pour la période antérieure au milieu du Ier siècle de notre ère ; au-delà de la boucle ensuite, à l’emplacement de la gare Viotte, lorsque la ville s’étend et que l’ancienne nécropole de l’arsenal a laissé place à un grand temple circulaire.

Moyen Âge

Le haut Moyen Âge est caractérisé par la fondation de plusieurs basiliques ou chapelles funéraires implantées le long du cardo : Saint-Maurice et Saint-Pierre dans le méandre, et peut-être un autre édifice en dehors, au débouché du pont. Des sépultures ont également été retrouvées dans l’abbaye Saint-Paul (près du site du Collège Lumière). Située largement à l’écart du cardo, celle-ci a été implantée sur le site de la riche domus de Collège Lumière, dont le souvenir était gardé par le toponyme de palatium désignant alors le lieu. En dehors du méandre, les récits hagiographiques du VIIe et du XIe siècle rapportent l’invention, au IVe siècle, des sarcophages destinés aux premiers évangélisateurs de la région, envoyés de Lyon à l’extrême fin du IIe siècle, ainsi que la fondation d’un sanctuaire dédié à la vénération des martyrs. Des sépultures antiques et du haut Moyen Âge ont été découvertes aux alentours.  

Les lieux majeurs d’inhumation au cours du bas Moyen Âge sont situés au cœur de la ville, dans le cimetière de l’hôpital du Saint-Esprit (site de l’Îlot Paris), où ont été fouillées des fosses communes, et en dehors de la ville, à la sortie du quartier d’outre-pont, près de la chapelle et de l’hôpital Saint-Jacques-hors-les-murs (site du Lycée Condé).
Tombes du cimetière médiéval et moderne de l’hôpital du Saint-Esprit fouillées sur le site de la ZAC du marché. Fouille L. Vaxelaire, Afan.
© Ph. Haut, Inrap