Le terme le plus évocateur, « Astivo », renvoie au nominatif « Astivus ». La seule occurrence connue à ce jour apparaît sur la Mosaïque des Gladiateurs conservée à la Villa Borghèse à Rome. Constitué de cinq panneaux illustrant des combats de gladiateurs (munera), ce pavement, daté du début du IVe siècle, ornait vraisemblablement le sol de la galerie d’un cryptoportique d’une villa romaine. Sur l’un des panneaux figurent un rétiaire vainqueur, nommé Astacius, et un secutor gisant au sol, nommé Astivus, suivi du symbole Θ (theta nigrum ou obitus) qui atteste sans équivoque la mort de celui-ci.
La corrélation entre la mention « Astivus » de l’inscription nîmoise et celle de la Mosaïque des Gladiateurs de Rome, ne saurait être le simple fruit du hasard. Dans l’hypothèse que ces deux noms désignent un seul et même individu, la question de la datation s’impose. Si la mosaïque a été réalisée peu après les combats qu’elle illustre, la mort du gladiateur Astivus pourrait être située vers la fin du IIIe siècle ou le début du suivant. Probablement jeune combattant comme l’atteste généralement l’épigraphie funéraire sur les âges des gladiateurs défunts, il aurait combattu à Nîmes peu avant sa mort. Ainsi, le graffiti de l’amphithéâtre pourrait constituer un précieux témoignage de la persistance des munera à cette même période, remettant en cause l’idée communément admise de leur abandon vers 250 après J.-C.
La corrélation entre la mention « Astivus » de l’inscription nîmoise et celle de la Mosaïque des Gladiateurs de Rome, ne saurait être le simple fruit du hasard. Dans l’hypothèse que ces deux noms désignent un seul et même individu, la question de la datation s’impose. Si la mosaïque a été réalisée peu après les combats qu’elle illustre, la mort du gladiateur Astivus pourrait être située vers la fin du IIIe siècle ou le début du suivant. Probablement jeune combattant comme l’atteste généralement l’épigraphie funéraire sur les âges des gladiateurs défunts, il aurait combattu à Nîmes peu avant sa mort. Ainsi, le graffiti de l’amphithéâtre pourrait constituer un précieux témoignage de la persistance des munera à cette même période, remettant en cause l’idée communément admise de leur abandon vers 250 après J.-C.










