Stèle funéraire antique découverte en remploi. La stèle a été mise au jour dans une tombe du...Stèle funéraire antique découverte en remploi. La stèle a été mise au jour dans une tombe du Ve-VIe siècle dont elle constituait une paroi.
Première moitié du Ier siècle après J.-C.
12 rue de Saint-Gilles, Nîmes (Gard), 2014.
© Julie Grimaud, Inrap
Stèle à sommet cintré, avec inscription. La base, moins travaillée, correspond à la partie...Stèle à sommet cintré, avec inscription. La base, moins travaillée, correspond à la partie destinée initialement à être fichée dans le sol.
Première moitié du Ier siècle après J.-C.
12 rue de Saint-Gilles, Nîmes (Gard), 2014.
© Richard Pellé, Inrap
Inscription funéraire latine sur 6 lignes (transcription et étude : Michel Christol) : T(h)r(aeci) / Primo...Inscription funéraire latine sur 6 lignes (transcription et étude : Michel Christol) :
T(h)r(aeci) / Primo Cloa[t(i)] / (annorum) XXI, (coronarum) XXI ;/ C(aius) Vettienus Vircu[s] / mur(millo) funus et c[----] / de suo dat.
Première moitié du Ier siècle après J.-C.
12 rue de Saint-Gilles, Nîmes (Gard), 2014.
© Richard Pellé, Inrap
Stèle de gladiateur

Inscription funéraire latine sur 6 lignes (transcription et étude : Michel Christol) :
T(h)r(aeci) / Primo Cloa[t(i)] / (annorum) XXI, (coronarum) XXI ;/ C(aius) Vettienus Vircu[s] / mur(millo) funus et c[----] / de suo dat. Première moitié du Ier siècle après J.-C.
12 rue de Saint-Gilles, Nîmes (Gard), 2014.
© Richard Pellé, Inrap
Une stèle funéraire antique avec inscription figure parmi les éléments lapidaires utilisés en remploi dans l’architecture d’une tombe de la fin du Ve- début du VIe siècles. Celle-ci, située au nord-est de l’emprise de la fouille du 12 rue Saint-Gilles est en partie détruite par le bâtiment moderne qui bordait la rue. La stèle disposée sur chant, constituait une partie de la paroi de la sépulture.
Taillée dans un bloc en calcaire pur de Roquemaillère, elle possède un sommet cintré. Elle est haute de 1,04 m, large de 0,365 m, épaisse de 0,15 m pour la partie émergente, et de 0,17 m pour le socle qui était initialement fiché dans le sol. L’inscription en latin se développe sur 6 lignes et évoque les funérailles d’un gladiateur :
T(h)r(aeci) / Primo Cloa[t(i)] / (annorum) XXI, (coronarum) XXI ;/ C(aius) Vettienus Vircu[s] / mur(millo) funus et c[----] / de suo dat.
Le défunt gladiateur, Primus, est vraisemblablement un esclave, appartenant à la troupe d’un certain Cloatius. Âgé de 21 ans, il a obtenu 21 victoires. Il combat comme thrace, tandis que son camarade Caius Vettienus Vircus, qui offre ses funérailles, est citoyen romain et lui aussi gladiateur, dans la catégorie des myrmillons.
Les caractéristiques de l’épitaphe indiquent qu’elle date de la première moitié du Ier siècle après J.-C. Elle figure ainsi parmi les plus anciennes d’une collection nîmoise riche de 18 inscriptions funéraires relatives à la gladiature. Une bonne part d’entre elles ont aussi été découvertes aux alentours de la rue de Saint-Gilles, hors contexte ou réutilisées dans des tombes plus récentes. Elles permettent d’émettre l’hypothèse qu’il existait peut-être, quelque part dans ce secteur au sud de l’agglomération antique, un lieu d’ensevelissement préférentiel pour les gladiateurs.







