Localisation des sites sur le territoire de Rennes

6 rue Robelin

Mur de clôture des thermes publics, fin du Ier-IIe siècle de notre ère (datation à confirmer en post-fouille).  6 rue Robelin, Rennes (Ille et Vilaine), 2019.  Rozenn Battais, Inrap
Mur de clôture des thermes publics, fin du Ier-IIe siècle de notre ère (datation à confirmer en post-fouille).
6 rue Robelin, Rennes (Ille et Vilaine), 2019.
Rozenn Battais, Inrap

Description

Une fouille préventive s'est déroulée sur une parcelle de 220 m2 en amont d'un projet de construction au 6 rue Robelin à Rennes. Elle a mis au jour un espace qui pourrait être lié au complexe thermal antique, fouillé à la fin des années 1970 lors de la construction du CES Échange. C'est en tout cas la seule opération ayant permis la découverte d'une occupation antique aussi loin vers l'ouest de la ville, les terrains sondés à proximité ne révélant que des espaces vaseux impropres à l'occupation humaine.  

Les données brutes ici présentées sont issues de la phase de terrain, la phase de post-fouille n'ayant pas encore commencé lors de la rédaction de cette notice.

Résultats

Des vestiges liés aux thermes  

Un mur de clôture relativement bien conservé a été découvert. Il délimitait un espace probablement dédié à la construction des thermes, voire à leur entretien. En effet, plusieurs aires de gâchage (préparation à même le sol du mélange sable, chaux et eau constituant le mortier) ont été observées rendant compte d'une activité de maçonnerie. Un caniveau, également mis en évidence, servait à évacuer vers l'Ille les eaux provenant des thermes. Les vestiges d'un mur effondré rendent compte de l'architecture thermale à Condate.  

L'abandon
 

Il semblerait que, suite à l'arrêt du fonctionnement des thermes à partir du milieu du IIIe siècle, cet espace, voire le quartier tout entier, est abandonné et transformé en friches. Des niveaux de démolition successifs et surtout l'effondrement d'un mur, alors que les thermes sont délaissés et leurs pierres récupérées depuis un certain temps, recouvrent un chemin aménagé sur la base du mur de clôture, déjà en grande partie épierrée. Les terrains sont alors petit à petit aménagés en jardins et terres agricoles avant que des constructions viennent border la rue de Dinan au début du XXe siècle.